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Installation orangerie Musée André ABBAL, cabinet de curiosités: (Juillet, Août, Septembre  2018)




Il y a dix ans, en 2007, l’humanité a franchi un cap dans une relative indifférence. Cette année-là, les démographes ont annoncé que, pour la première fois de l’histoire, plus de la moitié des Homo sapiens vivaient en ville (édit. le Monde, 27.01.2018)
C’est  un drôle de bestiaire, un cabinet de curiosités qui est nait avec la création de spécimens « lièvres ».

Chaque spécimen devient alors le témoin d’une modification, une étrange fluidité des liens entre images, formes, transparences se met en marche, cela dans l’intention d’optimiser les différents questionnements.

           L’homme est pour ainsi dire totalement absent et pourtant si présent.

 







 

                                               

Joëlle Chateau : « C’est une ville imaginaire dans une forêt imaginée. » Une forêt mangée par la ville qui grandit, s’étend au point de devenir tentaculaire. Mais la forêt résiste et réagit partout dans la ville, elle ressurgit, elle poursuit et continue son éternel cheminement


                 









































Texte de présentation :

Dessins, peintures, gravures et sculptures jalonnent mon travail. Mes compositions, souvent complexes et habitées par le paradoxe animal chez l’être humain et le choix de mes formats proposent un vocabulaire graphique foisonnant, et évoque le conte illustré. J’ai notamment présenté deux séries de recherches, la première : Voir dans l’invisible, une série de dessins réalisés à partir d’un outil technique le rotring isographe, où des corps et des animaux jouent avec exigence, tension, et distorsions, ce jusqu’à la métamorphose.

« Entre les bêtes et moi, c’est une longue histoire. Eternelle. Fusionnelle. Parfois cruelle. Les bêtes, je les ai dessinées, rêvées, admirées, craintes dans mon enfance. Puis je les ai chosifiées, peluchifiées, et mêlées à des corps humains lors d’une première série de petits dessins et de montages photographiques : Fables d’aujourd’hui. Par cette approche et comme La Fontaine avec ses contes ou ses fables, j’ai joué avec les métamorphoses : à chaque personnage est attribué un type d’animal ainsi qu’un modèle de caractère. L’étrangeté, l’absurdité des différentes situations reposent sur le fait que l’homme devenu bête monstrueuse continue à réagir en homme et à se proclamer tel, en dépit des apparences. L’idée unique était de parler de l’homme, et le confronter à sa nature et à son animalité. »

Puis est venue s’inscrire ma deuxième recherche : les Paysages enchantés, une continuité photographique née de la collaboration avec François Pons. L’étrangeté et la familiarité des têtes animales créées par moi-même et portées par des corps humains, sont étonnamment révélées par le geste du photographe. Les images recèlent une dimension mythologique, qui, par la magie combinée du masque et du lieu devenu décor, glissent subrepticement dans un possible quotidien.










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